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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 10

Note 105 — DE LORD BYRON. (continued 5)

Paulin Paris translation

Note 105: (retour) Quand il dit qu'il n'a donné que quatre jours à la composition de la Fiancée, il faut entendre qu'il parle du premier jet, car les additions successives qu'il y a faites lui ont coûté bien plus de tems. Le Corsaire, au contraire, fut fait d'un seul coup: il n'y eut après que fort peu de changemens et d'additions; et la rapidité avec laquelle il fut composé, près de deux cents vers par jour, paraîtrait presqu'incroyable, si nous n'avions son propre témoignage et celui de son libraire pour nous empêcher d'en douter. Si l'on tient compte de la beauté surprenante de cet ouvrage, une telle promptitude d'exécution est presque sans exemple dans l'histoire du génie, et montre qu'écrire de passion, comme le dit Rousseau, est peut-être une route plus sûre pour arriver à la perfection que toutes celles que l'art a tracées.

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