Note (retour) — DE LORD BYRON.
Paulin Paris translation
Tandis que Lord Byron et M. Peel étaient à Harrow, un tyran 32, plus vieux de quelques années, réclama le droit de basculer le petit Peel, droit que Peel, à tort ou à raison, ne voulut pas reconnaître. Mais sa résistance fut vaine: le tyran non-seulement le fit fléchir, mais il résolut d'infliger une punition à l'esclave réfractaire. Il se mit donc en devoir de lui administrer une espèce de bastonnade sur la partie interne du bras, que durant l'opération il avait comprimé de deux cordes, avec un talent cruel, pour rendre la douleur plus vive. Tandis que les coups se succédaient rapidement et que le pauvre Peel n'en pouvait déjà plus, Byron aperçut et comprit de suite les tourmens de son ami; il savait bien qu'il n'était pas assez fort pour chercher querelle au tyran et que d'ailleurs il était dangereux de l'approcher; toutefois il s'avance vers la scène de l'action, et le visage rouge de colère, les yeux pleins de larmes et une voix que l'indignation et la terreur rendaient incertaine, il lui demanda humblement qu'il voulût bien lui dire combien de coups il entendait infliger. «Et que t'importe? petit drôle! répondit l'exécuteur.--C'est que si vous y consentiez, repartit Byron, en présentant son bras, j'en prendrais la moitié.» Il y a dans ce petit trait un mélange de simplicité et de grandeur vraiment héroïque; nous pouvons sourire à notre aise des amitiés d'enfance, mais il est rare que celles de l'âge mûr soient capables d'une générosité comparable à celle-ci.