← Table of contents
Œuvres complètes de lord Byron, Tome 09

Note 28 — DE LORD BYRON.

Paulin Paris translation

Note 28:

(retour)

M. d'Israeli, dans son livre ingénieux

sur le caractère des gens de lettres

, a émis l'opinion que l'un des indices du génie dans les jeunes gens est le dégoût des jeux et des exercices du corps. Il cite en preuve Beattie, qui peint ainsi son ménestrel idéal:

«Il avait toujours fui le bruit, les réunions, les fatigues, et ne se souciait pas de paraître dans la tumultueuse mêlée des écoliers; mais les forêts avaient pour lui le plus grand charme.»

Son autorité la plus imposante est Milton, qui dit aussi de lui-même:

«Étant enfant, nul jeu d'enfant ne m'était agréable.»

On ne peut appliquer ces règles générales, ni aux dispositions ni au mérite des hommes de génie, si dans les personnages cités par M. d'Israeli on reconnaît quelque infirmité corporelle, et si dans plusieurs autres on peut remarquer des goûts directement opposés. Une foule d'autres poètes, comme Eschyles, Dante, Camoëns, se sont distingués à la guerre, le plus turbulent des exercices; et si l'on est obligé d'avouer qu'Horace fut mauvais cavalier, et que Virgile ne savait pas jouer à la paume, on trouve d'un autre côté que Dante fut aussi habile à la chasse qu'à l'escrime, que Tasse sut également bien danser et manier le fleuret, qu'Alfieri était bon cavalier, Klopstock bon patineur, Cowper renommé dans sa jeunesse à la crosse et au ballon, et qu'enfin Lord Byron excellait dans tous les exercices du corps.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings