Note (retour) — DE LORD BYRON.
Paulin Paris translation
Ce fut sans doute pendant les vacances de cette année que sa jeune cousine, miss Parker, en faisant naître en lui une passion enfantine, eut la gloire de lui inspirer ses premiers essais poétiques; c'est à elle du moins qu'il attribué cet heureux effet. «Mes premiers essais poétiques, dit-il, remontent à 1800, c'était l'ébullition d'une belle passion pour ma cousine germaine, Marguerite Parker, fille et petite-fille des deux amiraux Parker, l'une des plus belles de ces jeunes filles qui, comme des fleurs, périssent dans leur printems. J'ai oublié depuis long-tems les vers; mais elle, il me serait difficile de l'oublier; ses yeux noirs, ses longs cils, son profil d'un style tout-à-fait grec! J'avais alors douze ans, elle était un peu plus âgée, peut-être d'un an. Elle mourut, un ou deux ans après, des suites d'une chute; elle s'était brisé l'épine du dos, et cet accident amena la consomption. Sa soeur Augusta, que quelques-uns regardaient comme plus belle encore, périt de la même maladie, et c'est même en lui prodiguant ses soins que Marguerite éprouva l'accident qui occasionna sa propre mort. Ma sœur m'a dit que quand elle alla la voir peu de tems avant sa fin, mon nom ayant été cité par hasard, le rouge monta à la figure de Marguerite, quoique la mort fut déjà dans ses yeux, au grand étonnement de ma sœur, qui, vivant avec sa grand'mère lady Holderness, et ne me voyant que rarement, pour raisons de famille, ne savait rien de notre attachement, et ne pouvait concevoir comment mon nom faisait un tel effet sur elle dans un tel moment. Je ne sus rien de sa maladie qu'après sa mort; j'étais à cette époque à Harrow ou dans la campagne. Quelques années après, j'essayai une élégie; elle était bien plate 24.