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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 09

Note (retour) — DE LORD BYRON.

Paulin Paris translation

D'un autre côté, si la réputation du dernier Lord eût été assez populaire pour piquer d'émulation son jeune successeur, peut-être l'envie salutaire de rivaliser avec les morts eût suppléé aux bons exemples des survivans, et nul esprit ne se serait plus facilement ouvert à cette louable émulation que celui de Byron. Mais malheureusement, comme nous venons de le dire, les circonstances étaient autres, et à la place d'un aussi désirable stimulant fut substituée une rivalité d'une espèce contraire. Les étranges anecdotes qui circulaient sur le feu Lord dans le pays où ses rudes et solitaires habitudes avaient laissé une trace d'effroi; ces anecdotes, dis-je, avaient frappé son imagination poétique, et réveillé dans son jeune esprit une espèce d'admiration pour des bizarreries qui lui semblaient un motif d'étonnement et de souvenir. On a même quelquefois supposé que ce fut le récit des bizarreries de son oncle, qui nourrit son imagination de ces sombres peintures et de ces figures idéales, qu'il sut par la suite revêtir de formes diverses et anoblies par son génie 20. Mais, quoi qu'il en soit, on peut conjecturer que, dans sa pénurie de meilleurs modèles, les singularités de son prédécesseur immédiat eurent une grande influence sur ses goûts et son imagination. Une habitude, entre autres, qu'il semblait devoir à cet esprit d'imitation, et qu'il conserva toute sa vie, fut celle d'avoir ordinairement auprès de lui une arme d'une espèce quelconque; même encore enfant, il portait toujours de petits pistolets chargés dans la poche de sa veste.

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