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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 09

Note (retour) — DE LORD BYRON.

Paulin Paris translation

Nous avons déjà parlé du séjour du capitaine Byron à Aberdeen; il revint encore y passer deux ou trois mois avant son départ définitif pour la France. Chaque fois, le principal objet de sa visite était de tirer encore, s'il le pouvait, quelque argent de la malheureuse femme qu'il avait réduite à la misère; et il y réussit si bien, que la dernière fois cette dame, gênée comme elle l'était, parvint à lui procurer les moyens de se rendre à Valenciennes 9, où il mourut l'année suivante (1791). Bien que sur la fin Mrs. Byron refusât de le voir, elle lui conserva toujours, dit-on, une vive affection; et à cette époque, quand la gouvernante venait à le rencontrer, elle ne manquait pas de s'informer auprès d'elle, avec la plus tendre sollicitude, de sa santé et de l'air de son visage. Quand elle apprit sa mort, sa douleur, suivant le récit de la même personne, tenait du désespoir, et ses cris perçans furent entendus jusque dans la rue. C'était vraiment une femme extrême dans toutes ses passions; sa douleur et sa tendresse partaient de son tempérament autant que d'une sensibilité réelle. Quoi qu'il en soit, déplorer la mort d'un pareil mari était, il faut l'avouer, faire preuve d'une générosité bien gratuite; d'autant plus que ne l'ayant épousée, comme il le disait tout haut, que pour sa fortune, et ayant bientôt dissipé le seul charme qu'elle eût à ses yeux, il avait la cruauté de lui reprocher fréquemment les inconvéniens de la pénurie, fruit de son extravagante prodigalité.

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