Note 145 — DE LORD BYRON. (continued 5)
Paulin Paris translation
Note 145:
(retour)
Quelques mois avant sa mort, dans une conversation avec Mavrocordato, à Missolonghi, Lord Byron dit: «L'histoire turque fut un des premiers livres qui procura du plaisir à ma jeunesse; et je pense que cette lecture eut beaucoup d'influence sur les désirs que j'eus ensuite de visiter le Levant, et donna peut-être à ma poésie cette teinte orientale que l'on y remarque.»
(
Récit du comte Gamba
.)
Dans la dernière édition de l'ouvrage du docteur Israeli, sur le caractère littéraire, on trouve quelques notes marginales assez curieuses, écrites par Lord Byron dans un exemplaire de cet ouvrage qui lui appartenait. Parmi ces notes est l'énumération suivante des écrivains qui, outre Rycaut, avaient attiré son attention sur l'Orient de si bonne heure.
«Knolles, Cantemir, de Tott, lady M.W. Montague, la traduction d'Hawkin de l'Histoire des Turcs par Mignot, les Mille et Une Nuits, tous les voyages, toutes les histoires, tous les livres sur l'Orient que je pouvais trouver, je les avais lus, ainsi que Rycaut, avant l'âge de dix ans. Je pense que je lus les Mille et Une Nuits en premier lieu; après cela je préférai le récit des combats de mer, le roman de Don Quichotte et ceux de Smollett, particulièrement Roderic Random, et j'étais passionné pour l'histoire romaine. Lorsque j'étais enfant, je ne pus jamais lire sans dégoût un livre de poésie.»