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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 09

Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 4)

Paulin Paris translation

Le 14 juillet, son compagnon de voyage et lui partirent de Constantinople, à bord de la frégate la Salsette; M. Hobhouse dans le dessein d'accompagner l'ambassadeur en Angleterre, et Lord Byron pour visiter de nouveau sa chère Grèce. M. Adair crut remarquer à cette époque qu'il était plongé dans un profond abattement d'esprit, et je trouve que M. Bruce, qui le rencontra plus tard à Athènes, en porta le même jugement. On m'a raconté, comme ayant eu lieu pendant cette traversée, une circonstance fort remarquable. En se promenant sur le pont, il aperçut un petit yataghan ou poignard turc, qu'on avait laissé sur un banc. Il le prit, le tira du fourreau, et après en avoir quelques instans examiné la lame, on l'entendit qui disait à demi-voix: «J'aimerais à savoir ce que ressent un homme après avoir commis un meurtre!» On peut, je crois, dans ce surprenant propos, découvrir le germe de ses poèmes futurs du Giaour et de Lara. C'est cet ardent désir de soumettre à l'examen les opérations mystérieuses des passions, qui, secondé par son imagination, lui en donna enfin le pouvoir; et peut-être trouverait-on que les émotions qui produisirent ces paroles n'étaient que la première manifestation de cette faculté qui lui valut plus tard, à juste titre, le surnom de Scrutateur des abymes du cœur 137.

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