Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 4)
Paulin Paris translation
«Le lendemain je fus présenté à Ali-Pacha. J'étais vêtu d'un uniforme d'officier d'état-major en grande tenue, avec un sabre magnifique, etc. Le vizir me reçut dans une grande pièce, pavée en marbre; une fontaine lançait de l'eau au milieu, et tout autour de la chambre étaient rangées des ottomanes couvertes d'une étoffe écarlate. Il me reçut debout, politesse extraordinaire pour un musulman, et me fit asseoir à sa droite. J'ai un Grec pour interprète; mais dans cette occasion ce fut un médecin d'Ali qui entend le latin, qui m'en servit. Sa première question fut, pourquoi j'avais quitté mon pays si jeune? Les Turcs n'ont pas l'idée qu'on puisse voyager pour son amusement. Il me dit ensuite que le ministre anglais, le capitaine Leake, l'avait prévenu que j'étais d'une grande famille, et me chargea de présenter ses respects à sa mère, commission dont je m'acquitte en ce moment. Il dit encore qu'il était sûr que j'étais noble, parce que j'avais les oreilles petites, les cheveux bouclés, les mains petites et blanches 123, et témoigna qu'il était content de ma figure et de mon costume. Il me dit de le regarder comme un père tant que je serais en Turquie, et qu'il veillerait sur moi comme sur son fils. Il me pria de le venir voir souvent, et surtout le soir quand il serait de loisir; on servit du café et des pipes; après quoi je terminai ma première visite, que je renouvelai trois fois. Il est singulier que les Turcs, qui n'ont pas de dignités héréditaires et peu de grandes familles, excepté les sultans, aient tant d'égards pour la naissance, car j'observai que ma généalogie m'en valait plus que mon titre de pair d'Angleterre 124...