Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 3)
Paulin Paris translation
«Quant à mes connaissances, je puis dire sans hyperbole qu'elles sont passablement étendues en histoire; peu de nations existent ou ont existé dont je ne connaisse plus ou moins les annales, depuis Hérodote jusqu'à Gibbon. Quant aux auteurs grecs et latins, je les connais autant que la plupart des écoliers qui leur ont consacré treize années d'études. Quant aux lois du pays, je les connais juste assez pour ne pas enfreindre les statuts, pour me servir de l'expression des braconniers. J'avais étudié l'Esprit des lois et le Droit des gens; mais quand je vis celui-ci violé chaque mois, je cessai de m'en occuper comme d'une connaissance sans utilité. Quant à la géographie, j'ai vu plus de pays sur la carte, que je ne désirerais en traverser à pied. J'ai vu assez de mathématiques pour me donner mal à la tête sans éclaircir mes idées. De philosophie, d'astronomie et de métaphysique, j'en ai appris plus que je n'en comprends 93; pour du sens commun, j'en ai acquis si peu que je me propose de fonder un prix byronnien dans chacune de nos universités pour le premier qui en découvrira quelques traits en moi; quoique l'on craigne bien que la découverte de la quadrature du cercle ne doive précéder celle-là.