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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 08

Note (retour) — ACTE V.

Paulin Paris translation

En vain Jacob Foscari, obligé de se présenter chaque jour au gouverneur de la Canée, réclamait contre l'injustice de sa dernière sentence, sur laquelle la confession d'Erizzo ne laissait plus de doutes. En vain il demandait grâce au farouche conseil des Dix; il ne pouvait obtenir aucune réponse. Le désir de revoir son père et sa mère, arrivés tous deux au dernier terme de la vieillesse, le désir de revoir une patrie dont la cruauté ne méritait pas un si tendre amour, se changèrent en lui en une vraie fureur. Ne pouvant retourner à Venise pour y vivre libre, il voulut du moins y aller chercher un supplice. Il écrivit au duc de Milan, à la fin de mai 1456, pour implorer sa protection auprès du sénat: et sachant qu'une telle lettre serait considérée comme un crime, il l'exposa lui-même dans un lieu où il était sûr qu'elle serait saisie par les espions qui l'entouraient. En effet, la lettre étant déférée au conseil des Dix, on l'envoya chercher aussitôt, et il fut conduit à Venise le 19 juillet 1456 31.

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