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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 08

Note (retour) — ACTE V.

Paulin Paris translation

En effet, le conseil des Dix, redoublant de défiance envers le chef de l'état, lorsqu'il le voyait plus fort par ses talens et sa popularité, veillait sans cesse sur Foscari, pour le punir de son crédit et de sa gloire. Au mois de février 1445, Michel Bevilacqua, Florentin, exilé à Venise, accusa en secret Jacques Foscari, auprès des inquisiteurs d'état, d'avoir reçu du duc Philippe Visconti des présens d'argent et de joyaux, par les mains des gens de sa maison. Telle était l'odieuse procédure adoptée à Venise, que, sur cette accusation secrète, le fils du Doge, du représentant de la majesté de la république, fut mis à la torture. On lui arracha par l'estrapade l'aveu des charges portées contre lui; il fut relégué pour le reste de ses jours à Napoli de Romanie, avec obligation de se présenter tous les matins au commandant de la place 26. Cependant le vaisseau qui le portait ayant touché à Trieste, Jacob, grièvement malade de la torture, et plus encore de l'humiliation qu'il avait éprouvée, demanda en grâce au conseil des Dix de n'être pas envoyé plus loin. Il obtint cette faveur, par une délibération du 28 décembre 1446; il fut rappelé à Trévise, et il eut la liberté d'habiter tout le Trévisan indifféremment 27.

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