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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 05

Note (retour) — Chant Premier.

Paulin Paris translation

«Aucune peur de la mort,--si nos ennemis meurent avec nous:--excepté qu'elle nous paraît plus ennuyeuse encore que le repos. Qu'elle vienne quand elle le voudra:--nous jouissons avec profusion de la vie loc12--; quand on la perd,--qu'importe--que ce soit par la maladie ou par le combat? Que celui qui rampe sur la terre, amoureux de ses propres ruines, se cramponne sur sa couche, et végète ainsi languissamment pendant de longues années; arrache péniblement son souffle de sa poitrine, en secouant sa tête paralysée: pour nous,--le frais gazon, et non pas un lit fiévreux. Tandis que, dans son épuisement, soupir par soupir, l'homme décrépit expectore son ame, la nôtre, dans une seule convulsion,--par un seul bond,--échappe à tout contrôle. Son cadavre peut s'enorgueillir de son urne et de son étroit tombeau; ceux qui maudissaient sa vie pourront dorer sa tombe. Pour nous sont des pleurs, quoique peu nombreux, mais sincèrement versés, quand l'Océan nous couvre de son immense linceul et ensevelit nos cadavres; des banquets remplacent des regrets superflus, et la coupe se remplit pour honorer notre mémoire. Une brève épitaphe n'est pas omise au jour du danger, quand ceux qui survivent partagent les dépouilles, et s'écrient, avec un triste souvenir empreint sur chaque front: «Oh! que ce moment eût été beau pour le brave qui est tombé dans la mêlée!»

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