Note 513 — POÈTES ANGLAIS
Paulin Paris translation
Note 513:
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L'on pourra me demander, peut-être, pourquoi je me permets de censurer le comte de Carlisle, mon tuteur et mon parent, à qui j'ai dédié, il y a quelques années, le recueil de mes poésies de collège. Il n'a jamais été mon tuteur que de nom, autant que je l'ai pu connaître; pour mon parent, il l'est, je ne saurais l'empêcher, et j'en suis bien fâché; mais puisque sa seigneurie a paru l'oublier dans une occasion fort importante pour moi, c'est une circonstance dont je ne chargerai pas ma mémoire plus long-tems. Je ne crois pas que quelques mésintelligences personnelles puissent excuser un jugement injuste porté sur un autre écrivain; mais je ne vois pas non plus pourquoi elles empêcheraient d'en porter aucun, surtout quand l'auteur, noble ou roturier, a, pendant une suite d'années, dupé le public, en lui vendant Dieu sait combien de rames de papier couvertes d'absurdités les plus franches et les plus complètes. En outre, je ne me suis pas détourné de mon chemin pour aller jeter du blâme sur M. le comte; non..... ses ouvrages sont venus naturellement à la revue avec ceux de nos autres patriciens lettrés. Si donc, avant d'avoir atteint l'âge de vingt ans, j'ai donné des éloges aux productions de sa seigneurie, cela a été dans une dédicace respectueuse, plutôt d'après des avis étrangers que d'après mon propre mouvement, et je saisis avec empressement cette occasion qui s'offre pour la première fois de démentir mes paroles à ce sujet. J'ai appris que plusieurs personnes me regardent comme ayant de grandes obligations à lord Carlisle; je serais, dans ce cas, ravi de savoir ce qu'elles sont et quand elles m'ont été conférées, afin de les apprécier comme je le dois et de les reconnaître en public. Ce que j'ai humblement avancé comme mon opinion sur tout ce qu'il a fait imprimer, je suis prêt à le soutenir s'il le faut, en citant ses élégies, ses panégyriques, ses odes, ses épisodes, et certaines tragédies facétieuses et grotesques, portant son nom et son cachet:
«Qui peut ennoblir des coquins, des sots et des poltrons? Hélas, rien! non pas même tout le sang des Howards!»
Ainsi dit Pope. Ainsi-soit-il.