Note (retour) — POÈTES ANGLAIS
Paulin Paris translation
Infortuné White 505! quand ta vie était encore dans son printems, et que ta jeune muse commençait à peine à agiter ses ailes joyeuses, la mort, qui détruit tout, est venue; toutes tes belles espérances sont descendues dans la tombe, pour y demeurer à jamais ensevelies! Oh! quel noble cœur a été anéanti, quand la science a détruit elle-même son fils bien aimé! Oui! elle a répondu avec trop d'indulgence à ton amour passionné; elle a semé la semence, mais c'est la mort qui a fait la moisson. C'est ton propre génie qui t'a donné le coup fatal, c'est lui qui a aidé les progrès de cette plaie à laquelle tu as succombé! Ainsi, quand l'aigle blessé demeure étendu sur la plaine, pour ne prendre plus désormais son essor au milieu des nuages, il a vu ses propres plumes, attachées au trait fatal, donner des ailes à la flèche qui tremble et s'agite dans son cœur. Ses angoisses sont pénibles; mais il lui est bien plus pénible encore de sentir qu'il a nourri lui-même cette plume à laquelle l'acier doit sa vitesse meurtrière, et que le même plumage qui avait réchauffé son aire boit maintenant le dernier souffle de sa vie dans sa poitrine sanglante.