Note 226 — SIÈCLE DE LOUIS XIV. (continued 5)
Reading edition
Voltaire dit ailleurs, dans une note (voyez tome XXIX, page 216), que Fléchier a tiré mot à mot la moitié de son oraison funèbre de Turenne de celle que l’évêque de Grenoble, Lingendes, avait faite d’un duc de Savoie. Ce n’est pas même l’exorde tout entier que Fléchier a pris à Lingendes, mais trois passages formant ensemble tout au plus deux pages. C’est ce qu’a très bien établi le cardinal Maury, dans une note de son Essai sur l’éloquence de la chaire. Le cardinal Maury observe que Voltaire confond Claude de Lingendes, jésuite, et qui fut en effet le premier réformateur de l’éloquence de la chaire, avec Jean de Lingendes, qui n’était qu’abbé lorsqu’en 1637 il prononça l’oraison funèbre de Victor-Amédée (et non Charles-Emmanuel). Cette oraison funèbre fut imprimée dans le temps. Jean de Lingendes, évêque de Sarlat, en 1642, de Mâcon, en 1650, n’a jamais été évêque de Grenoble. B.