Note (retour) — DE LORD BYRON.
Paulin Paris translation
Lord Byron, depuis quelque tems, avait, comme on peut le remarquer dans ses lettres, commencé à s'imaginer que sa réputation en Angleterre était sur son déclin. La même soif de la gloire, et la même sensibilité à tout changement passager de la faveur populaire, qui jadis portèrent le Tasse à finir par se regarder comme le plus dédaigné des écrivains22, avaient plus d'une fois disposé Lord Byron, au milieu de tous ses triomphes, sinon à douter de leur réalité, du moins à ne pas croire à leur continuation, et quelquefois même à voir, avec cette douloureuse habileté que la sensibilité fait naître, un présage de chute à venir, ou un symptôme de déclin dans les plus brillans hommages de succès. Cependant, de nouveaux succès vinrent encore dissiper ces défiances, et ce ne fut qu'après avoir formé cette malheureuse coalition avec M. Hunt dans le Libéral, que Byron eut quelques motifs réels de soupçonner qu'il avait décliné dans la faveur publique.