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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 13

Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 4)

Paulin Paris translation

Ceux qui ont quelque connaissance de la nature humaine, n'oseront nier que de tels découragemens n'aient, sous l'influence d'un semblable abattement des esprits vitaux, passé dans la tête des hommes les plus braves qui aient jamais vécu ici-bas;--mais alors, loin d'être avoués, oubliés même par celui qui les éprouvait, ils s'évanouissaient avec l'indisposition passagère qui les avait produits, et ne donnaient lieu ni à la vérité de les mentionner comme preuves d'un défaut de santé, ni à la calomnie d'en inférer le soupçon d'un défaut de bravoure. On pourrait affirmer que tous les hommes sont naturellement poltrons, en appuyant cette assertion sur la facilité avec laquelle la plupart des hommes croient que les autres le sont. «J'ai vécu, dit le prince de Ligne, pour entendre appeler Voltaire un sot, et le grand Frédéric un poltron.» Le duc de Marlborough97, dans son tems, et Napoléon dans le nôtre, ont été en butte à la même accusation, et, qui plus est, il s'est trouvé des gens pour y ajouter foi. Après de si éclatans exemples de la tendance de certains esprits à ne voir la grandeur qu'à travers un prisme qui en renverse l'image, nous ne nous étonnerons pas que la conduite de Lord Byron en Grèce ait, d'après le même principe, engendré une semblable insinuation contre lui; et je n'aurais pas même mentionné cette impuissante calomnie, si elle ne m'eût fourni l'occasion d'essayer de déterminer le genre particulier de courage par lequel, en toutes les occasions nécessaires, Lord Byron se distingua avec tant d'éclat.

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