Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 4)
Paulin Paris translation
Pour montrer l'excessive indiscrétion avec laquelle il énonçait toutes ses pensées et toutes ses impressions,--surtout si elles avaient trait à sa propre personne,--sans qu'il eût même un seul instant la prudence presque instinctive de considérer si, par de telles confessions, il n'allait pas laisser une opinion calomnieuse de lui-même,--je saurais à peine donner un exemple plus frappant que la conversation que M. Trelawney rapporte avoir eue avec lui pendant qu'il faisaient route ensemble pour la Grèce. Après quelques remarques sur l'état de sa santé mentale et corporelle96, Byron dit: «Je ne sais comment, mais je suis quelquefois si poltron, que ce matin, si vous m'aviez donné des coups de cravache, je m'y serais soumis sans opposition. Qu'est-ce que cela veut dire? Si un tel accès de poltronnerie s'empare de moi en Grèce, que ferai-je?»--Je lui répondis (continue M. Trelawney) que c'était l'excessive faiblesse de ses nerfs.--«Oui, répliqua-t-il, et de ma tête aussi. J'étais un héros à mon départ de Gênes, mais je sens mon courage s'écouler peu à peu.»