Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 3)
Paulin Paris translation
»Dites à Muir que, nonobstant ses remontrances que je reçois avec reconnaissance, il vaut peut-être mieux que je m'avance avec les troupes; car si nous ne faisons pas quelque chose bientôt, nous n'aurons qu'une troisième année d'opérations défensives, un autre siége, etc. Nous apprenons que les Turcs viennent en force, et plus tôt que de coutume; et comme ces lurons de Grecs songent un peu à moi, c'est l'opinion générale que je dois marcher,--premièrement, parce qu'ils écouteront plutôt un étranger qu'un de leurs compatriotes, vu leurs rivalités domestiques; secondement, parce que les Turcs traiteront ou capituleront (s'il y a lieu) plutôt avec un Franc qu'avec un Grec; et troisièmement, parce que nul autre ne semble disposé à assumer la responsabilité,--Mavrocordato étant fort occupé ici, les militaires étrangers étant trop jeunes, ou n'ayant pas assez d'influence pour être écoutés par les Grecs, et les chefs (comme je l'ai dit plus haut) étant disposés à obéir au premier venu plutôt qu'à un des leurs. Quant à moi, je suis disposé à faire ce qu'on me dit, et à suivre mes instructions. Je ne recherche ni ne fuis cette distinction, ni quelque entreprise que ce soit; et quant à ma sûreté personnelle, sans compter que ce ne doit pas être là une considération, je garantis que, somme toute, un homme est en sûreté aussi bien dans un endroit que dans un autre: et, après tout, il vaut mieux finir avec un boulet qu'avec force quinquina dans le corps. Si nous ne sommes pas atteints par l'épée, nous sommes exposés à être emportés par les fièvres dans ce panier de boue; et pour conclure par une très-mauvaise pointe, faite pour l'oreille plutôt que pour l'œil, mieux vaut finir martialement que marécageusement48.--La situation de Missolonghi ne vous est pas inconnue. Le sol de la Hollande, quand les digues sont rompues, est, en fait de sécheresse, un désert d'Arabie, en comparaison de ce pays-ci.