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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 12

Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 4)

Paulin Paris translation

»Dans le cas actuel, je parle des écrits, et non des personnes, car je ne sais rien des personnes; quant aux écrits, j'en juge d'après ce que j'y trouve. Ces hommes peuvent avoir un caractère honorable et un bon ton; mais ils prennent à tâche de cacher cette dernière qualité dans les ouvrages qu'ils publient. Ils me rappellent M. Smith et les miss Broughtons à Hampstead dans Evelina. Sur ces points (du moins en fait de vie privée), j'ai la prétention d'avoir quelque peu d'expérience, parce que, dans le cours de mon jeune âge, j'ai vu un peu de toute espèce de société, depuis le prince chrétien, le sultan musulman, et les hautes classes des états de l'un et de l'autre, jusqu'au boxeur de Londres, au muletier espagnol, au derviche turc, au montagnard écossais, et au brigand albanais;--pour ne pas parler des curieuses variétés de la société italienne. Loin de moi de présumer qu'il y ait ou puisse y avoir quelque chose qui ressemble à une aristocratie de poètes; mais il y a une noblesse de pensées et d'expressions ouverte à tous les rangs, et dérivée en partie du talent, et en partie de l'éducation;--noblesse que l'on trouve dans Shakspeare, Pope et Burns, non moins que dans Dante et Alfieri, mais que l'on ne peut apercevoir nulle part dans les faux oiseaux et faux bardes du petit choeur de M. Hunt. Si l'on me demandait de définir ce que c'est que le bon ton, je dirais qu'on ne peut le définir que par les exemples--de ceux qui l'ont, et de ceux qui ne l'ont pas. Je dirais que, dans l'usage de la vie, la plupart des militaires, mais peu de marins, plusieurs hommes de rang, mais peu de légistes en font preuve; qu'il est plus fréquent chez les auteurs (quand ils ne sont pas pédans), que chez les théologiens; que les maîtres d'escrime en ont plus que les maîtres de danse, et les chanteurs que les acteurs ordinaires; et qu'il est plus généralement répandu parmi les femmes que parmi les hommes. En poésie comme en toute sorte de composition en général, il ne constituera jamais à lui seul un poète ou un poème; mais sans lui, ni poète ni poème ne vaudront jamais rien. C'est le sel de la société, et l'assaisonnement de la composition. La vulgarité est cent fois pire que la franche licence; car celle-ci admet l'esprit, la gaîté et quelquefois un sens profond, tandis que la première est un misérable avortement de toute idée, et une insignifiance absolue. La vulgarité ne dépend point de la bassesse des sujets, ni même de la bassesse du langage, car Fielding se complaît dans l'une et l'autre;--mais est-il jamais vulgaire? Non. Vous voyez l'homme bien élevé, le gentilhomme, le lettré, jouer avec bon sujet;--en être le maître, non l'esclave. L'écrivain vulgaire l'est d'autant plus que son sujet est plus élevé; tel homme qui montrait la ménagerie de Pidcock avait coutume de dire: «Cet animal, messieurs, est l'aigle du soleil d'Archangel en Russie........................................127

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