Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 4)
Paulin Paris translation
Après avoir donné les détails de son propre départ, la comtesse continue: «Lord Byron cependant resta à Ravenne, ville déchirée par l'esprit de parti, ville où il avait certainement, à cause de ses opinions, bon nombre d'ennemis fanatiques et perfides; et mon imagination me le peignait toujours au milieu de mille dangers. On peut donc concevoir ce que fut pour moi ce voyage, et ce que je souffris si loin de Lord Byron. Ses lettres m'auraient consolé; mais il y avait deux jours d'intervalle entre l'instant où il me les écrivait et celui où je les recevais. Cette idée empoisonnait toute la consolation qu'elles auraient pu me donner, et par conséquent mon coeur était déchiré par les craintes les plus cruelles. Cependant il était nécessaire, pour son propre honneur, qu'il restât encore quelque tems à Ravenne, afin que l'on ne pût pas dire qu'il avait été banni aussi. D'ailleurs il avait conçu une grande affection pour la ville même, et il désirait, avant d'en partir, épuiser tous les moyens de procurer le rappel de mes parens136.»