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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 12

Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 3)

Paulin Paris translation

«Pourquoi, au comble même du désir et des plaisirs humains;--pourquoi, aux jouissances du monde, de la société, de l'amour, de l'ambition et même de l'avarice, se mêle-t-il un certain sentiment de doute et de chagrin,--une crainte de l'avenir,--un doute du présent, un retour sur le passé pour en tirer le pronostic du futur? (Le meilleur des prophètes est le passé.) Pourquoi?--Je ne le sais pas, si ce n'est que montés au pinacle, nous sommes plus que jamais susceptibles de vertige, et que nous ne craignons jamais de tomber que du haut d'un précipice,--qui, plus il est profond, plus il est majestueux et sublime. Et, par conséquent, je ne suis point sûr que la crainte ne soit pas une sensation agréable; l'espérance l'est du moins; et quelle espérance y a-t-il sans un profond levain de crainte? et quelle sensation est aussi délicieuse que l'espérance? et sans l'espérance, où serait le futur?--en enfer. Il est inutile de dire où est le présent: car nous le savons pour la plupart; et, quant au passé, qu'est-ce qui domine dans la mémoire?--l'espérance déjouée. Ergo, dans toutes les affaires humaines, je vois l'espérance,--l'espérance,--rien que l'espérance. J'accorde seize minutes, quoique je ne les aie jamais comptées, à toute possession réelle ou supposée. De quelque lieu que nous partions, nous savons où tout ira nécessairement aboutir. Et cependant, à quoi bon le savoir? Les hommes n'en sont ni meilleurs ni plus sages. Durant les plus grandes horreurs des plus grandes pestes (par exemple, celles d'Athènes et de Florence,--voir Thucydide et Machiavel), les hommes furent plus cruels et plus débauchés que jamais. Tout cela est un mystère; je sens beaucoup, mais je ne sais rien, excepté _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 97.

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