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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 11

Note (retour) — DE LORD BYRON.

Paulin Paris translation

Farouche et indompté comme le daim sauvage, n'ayant jamais été souillé par l'éperon ou la bride, et captif depuis un jour seulement, rester tranquille quand on le tenait en bride, sans s'irriter et ronger son frein. Quand bien même son nouvel état eût été rempli de prospérité et de douceur, il aurait encore fallu accorder quelque tems et quelqu'indulgence à un esprit aussi inquiet pour qu'il pût s'accoutumer au repos; mais son mariage, au contraire (probablement à cause du bruit qui courut qu'il avait épousé une héritière), fut le signal qui fit fondre sur lui toutes les dettes arriérées, et les anciens engagemens que l'embarras de ses affaires l'avait forcé d'accumuler. Sa porte était journellement assaillie par des créanciers, et sa maison fut neuf fois en un an au pouvoir des huissiers 17; tandis que, pour ajouter à toutes ces anxiétés, et, ce qu'il sentait bien plus profondément encore, à tous ces outrages de la pauvreté, il avait en outre le chagrin de croire, à tort ou à raison, qu'il était surveillé par des ennemis et des espions, jusque sous son propre toit, et que chaque parole, chaque regard qui lui échappait, était interprété de la manière la plus perfide.

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