Note 7 — DE LORD BYRON.
Paulin Paris translation
Note 7:
(retour)
Voici la lettre dont il parle ici:
Darlington, 3 juin 1815.
«MILORD,
»Je viens d'acheter un exemplaire de vos œuvres, et je suis très-fâché que vous n'en ayez pas retranché l'Ode à Bonaparte; elle a certainement été écrite avec trop de précipitation, et sans y avoir sérieusement réfléchi. La Providence vient de le ramener pour régner de nouveau sur des millions d'hommes, tandis que cette même Providence tient, en quelque sorte, en garnison un autre souverain, que, suivant l'expression de M. Burke, il précipita du trône. Voyez si vous ne pouvez trouver un moyen de réparer votre manque de jugement. Songez que, presque sur tous les points, la nature humaine est la même, dans tous les climats, à toutes les époques, et n'agissez pas ici en jeune écervelé. Est-ce aux Anglais à parler du despotisme des tyrans, pendant que des torrens de sang répandus dans les Indes Orientales appellent à grands cris la vengeance du ciel? Apprenez, mon bon Monsieur, à ne pas jeter la première pierre. Je suis le serviteur de votre seigneurie.
»J. R***» (Note de Moore.)