Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 6)
Paulin Paris translation
La conviction, que ne peuvent manquer de donner quelques passages de ces lettres, de la sincérité et de l'ardeur de son attachement pour Mme Guiccioli 106, serait encore fortifiée par la lecture de celles qu'il lui adressa à elle-même, et de Venise, et pendant son séjour à Ravenne; toutes portent la véritable empreinte de la tendresse et de la passion. Ces effusions, cependant, sont peu faites pour l'œil du public. Tout sentiment profond, par la répétition des mêmes idées, tend à la monotonie; et ces sermens réitérés, et ces expressions si tendres qui font le charme d'une lettre d'amour pour celui qui l'écrit ou la reçoit, doivent finir par rendre insipides aux autres les meilleures dans ce genre. Celles de Lord Byron à Mme Guiccioli, généralement écrites en italien, et avec une facilité et une pureté qu'un étranger parvient rarement à acquérir, roulent en grande partie sur les obstacles opposés à leurs entrevues, moins par le mari lui-même, qui semblait aimer et rechercher la société de Lord Byron, que par la surveillance d'autres parens, et la crainte qu'éprouvaient les amans eux-mêmes qu'une imprudence de leur part n'éveillât les inquiétudes du comte Gamba, père de la jeune dame, et au caractère estimable duquel tous ceux qui le connaissent se plaisent à rendre justice.