Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 6)
Paulin Paris translation
Une circonstance qu'il racontait lui-même, et qui eut lieu à cette époque, prouvera à quel point il se laissait dominer par la mélancolie. Il prenait plaisir, en l'absence de Mme Guiccioli, à aller tous les jours chez elle, à l'heure où il avait coutume de lui rendre visite, et là, faisant ouvrir son appartement, il parcourait ses livres, et écrivait dedans 108. Il descendait ensuite dans les jardins, où il passait des heures entières à rêver, et ce fut dans une de ces occasions, tandis qu'absorbé dans la foule de ses pensées, il fixait d'un œil distrait une de ces fontaines si communes dans les jardins italiens, que son esprit fut tout-à-coup frappé d'images si désolantes, de présages si funestes du malheur qu'il pouvait attirer sur l'objet de sa tendresse, en vertu de cette destinée qui (comme il l'a dit quelque part lui-même) attache tant de fatalité à l'amour, qu'accablé par ces affreuses idées, il ne put retenir un torrent de larmes.