Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 5)
Paulin Paris translation
»Pendant l'été de 1817, *** et moi nous nous promenions un soir à cheval le long de la Brenta, quand, parmi un groupe de paysannes, nous remarquâmes les deux plus jolies filles que nous eussions vues de quelque tems. Vers cette époque, il y avait eu beaucoup de misère dans le pays, et j'avais distribué quelques secours au peuple. On peut, à Venise, se donner un grand air de générosité à très-peu de frais, et on avait probablement exagéré la mienne à cause de ma qualité d'Anglais.--Je ne sais si elles remarquèrent que nous les regardions, mais l'une d'elles me cria en vénitien:--Pourquoi, vous qui soulagez les autres, ne pensez-vous pas à nous?--Je lui répondis 96: Cara, tu sei troppo bella e giovane per aver bisogno del soccorso mio. Elle répliqua:--Si vous voyiez ma cabane et ma nourriture, vous ne parleriez pas ainsi. Tout ceci se passa moitié en plaisantant, et je n'en entendis pas parler de quelques jours.