Note 95 — DE LORD BYRON. (continued 5)
Paulin Paris translation
Note 95:
(retour)
C'est dans la préface de ce poème que, sous le nom fictif de
Comte Maddalo
, on trouve le portrait suivant de lord Byron, aussi frappant que juste:
«C'est un homme du génie le plus consommé, et capable, s'il voulait diriger son énergie vers ce but, de devenir le régénérateur de son pays dégradé. Mais sa faiblesse est d'être orgueilleux; et dans la comparaison de son esprit extraordinaire avec les méprisables intelligences qui l'entourent, il puise une crainte profonde du néant de la vie humaine. Ses passions et ses facultés sont incomparablement supérieures à celles des autres hommes, et au lieu de s'être servi des dernières pour subjuguer les autres, elles se sont mutuellement prêté de la force. Je dis que Maddalo est orgueilleux, parce que je ne puis trouver d'autre expression pour peindre les sentimens impatiens et concentrés qui le dévorent, mais ce ne sont que ses espérances et ses affections personnelles qu'il semble fouler aux pieds; car dans la vie sociale personne n'est plus doux, plus patient, plus modeste que Maddalo. Il est enjoué, franc et spirituel. Sa conversation, plus sérieuse, a une espèce de charme enivrant. Il a beaucoup voyagé, et il met un attrait inexprimable dans la relation des aventures qui lui sont arrivées en divers pays.»