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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 11

Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 4)

Paulin Paris translation

»Pour ce qui est de la poésie en général 81, plus j'y pense et plus je suis persuadé que lui et nous tous, tant que nous sommes, Scott, Southey, Wordsworth, Moore, Campbell et moi, sommes tous également dans une fausse route: que nous suivons tous un système erroné de révolution poétique qui ne vaut rien du tout, et dont Rogers et Crabbe sont les seuls exempts, et je ne doute pas que la génération actuelle et celle qui vient ne finissent par être de cette opinion. Ce qui l'a confirmée en moi, c'est que j'ai voulu dernièrement parcourir quelques-uns de nos classiques, Pope surtout, et voici l'épreuve que j'ai faite: j'ai pris les poèmes de Moore, les miens et quelques autres encore, et je les ai relus à côté de ceux de Pope; j'ai été réellement étonné (et plus que je n'aurais dû l'être), et surtout mortifié de la distance immense en fait de sens, de savoir, d'effet, et même d'imagination, de passion et d'invention, qu'il y a entre le petit homme de la reine Anne et nous autres du Bas-Empire.--Croyez-le bien, tout était Horace alors, et tout est Claudien aujourd'hui parmi nous, et si je devais recommencer ma carrière, je me façonnerais sur un autre moule. Crabbe est l'homme qu'il faudrait; mais le sujet qu'il a choisi est grossier et d'une exécution impraticable, et *** est retiré avec la demi-paie, d'ailleurs il en a fait assez, à moins qu'il ne recommençât à écrire comme il écrivait autrefois.»

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