Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 3)
Paulin Paris translation
»A Milan, j'ai vu et reçu chez moi Monti, le plus célèbre des poètes italiens vivans. Il paraît avoir près de soixante ans, et ressemble de figure à feu Cooke, l'acteur. Ses fréquentes fluctuations en politique lui ont ôté beaucoup de sa popularité. J'ai vu plusieurs autres de leurs littérateurs, mais aucun dont les noms soient connus en Angleterre, à l'exception d'Acerbi. J'ai beaucoup vécu avec les Italiens, surtout avec la famille du marquis de Brême, composée d'hommes pleins de capacité et d'intelligence, surtout l'abbé. Il n'était bruit ici que d'un célèbre improvisateur, pendant le séjour que j'y ai fait. Son abondance m'a étonné; mais quoique j'entende et parle l'italien avec plus de facilité que de pureté, je n'ai pu recueillir de ses improvisations que quelques images mythologiques fort usées, un vers sur Artémise, un autre sur Alger, soixante mots environ d'une tragédie tout entière sur Étéocle et Polynice. Il plaisait à quelques Italiens, d'autres appelaient ses improvisations una seccatura 46 (expression qui, par parenthèse, est diablement bonne); enfin tout Milan était en dispute à cause de lui.