Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 3)
Paulin Paris translation
»J'ai oublié de vous dire que je viens de terminer une espèce de poème ou de drame en dialogue 59 et en vers blancs, que j'avais commencé l'été dernier en Suisse, et dont l'Incantation est un fragment. Il est en trois actes, mais d'un genre sombre, métaphysique et indéfinissable. Presque tous les personnages, à l'exception de deux ou trois, sont des esprits de la terre, de l'air et des eaux. La scène est dans les Alpes: le héros est une espèce de magicien tourmenté par des remords, dont la cause n'est qu'à demi expliquée. Il erre en invoquant ces esprits qui lui apparaissent, et ne lui servent à rien. Enfin, il pénètre jusque dans la demeure du Mauvais Principe lui-même, pour évoquer une ombre qui paraît, et lui donne une réponse ambiguë et désagréable; et au troisième acte, ses domestiques le trouvent expirant dans une tour où il a étudié son art. Vous devez voir par cette esquisse que je n'ai pas grande opinion de ce caprice d'imagination; mais du moins j'ai fait en sorte d'en rendre la représentation impossible, mes relations avec Drury-Lane m'ayant donné le plus grand dégoût pour le théâtre.