Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 3)
Paulin Paris translation
»Je ne connais, de la querelle de M. Hobhouse avec la Quarterly Review, que l'article lui-même, qui certainement est assez dur; mais je suis aussi d'avis qu'il eût mieux valu ne pas répondre, surtout après que M. W*** W***, qui ne vous tourmentera plus, vous avait déjà tracassé 58. J'ai été fort contrarié de ce que Hobhouse m'a dit que sa lettre ou sa préface devait m'être adressée. Lui et moi sommes amis d'ancienne date; je lui ai beaucoup d'obligations, et il ne m'en a aucune qui n'ait été effacée et plus qu'acquittée. Mais M. Gifford et moi sommes amis aussi, et il s'est montré le mien en littérature, en dépit de mille inconvéniens et malgré la différence de nos âges, de nos mœurs, de nos habitudes, et même de nos opinions politiques: c'est pourquoi je me trouve dans une situation très-gauche entre M. Gifford et mon ami Hobhouse, et ne puis que souhaiter qu'ils n'eussent pas ensemble de différend, ou que celui qu'ils ont pût s'arranger. Quant à la réponse, je ne l'ai pas vue. Une chose assez singulière, c'est que, liés aussi intimement que nous le sommes, M. Hobhouse et moi, nous soyons si réservés sur nos affaires littéraires. Par exemple, l'autre jour, il désirait avoir un manuscrit du troisième chant pour le lire à son frère: je lé lui ai refusé. Je n'ai jamais vu son journal, ni lui le mien (je n'ai fait que celui que j'ai envoyé à ma sœur, et qui n'est qu'une description très-rapide des montagnes); je ne sache pas non plus que l'un de nous deux ait jamais vu les productions de l'autre avant leur publication.