Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 3)
Paulin Paris translation
»Je ne sais pas si je vous ai dit, il y a quelque tems, que je m'étais séparé du docteur Polidori, quelques semaines avant mon départ de Diodati. Je n'ai pas grand mal à en dire; mais il était toujours prêt à se mettre dans l'embarras, et d'ailleurs trop jeune et trop étourdi pour moi. J'ai bien assez de m'occuper de mes propres affaires, et n'ayant pas le tems de lui servir de tuteur, j'ai pensé qu'il valait mieux lui donner son congé. Il était arrivé à Milan quelques semaines avant M. Hobhouse et moi, et il y a huit jours environ, qu'à la suite d'une querelle qu'il a eue au théâtre, avec un officier Autrichien, et dans laquelle il avait tous les torts, il a trouvé moyen de se faire renvoyer du territoire. Il est maintenant à Florence. Je n'étais pas présent à cette altercation qui se passait au parterre; mais on vint me chercher dans la loge du chevalier Brême, d'où je regardais tranquillement le ballet, et je trouvai mon docteur entouré de grenadiers, et arrêté par les soldats qui l'entraînèrent dans un corps-de-garde, où l'on entendait force jurons en diverses langues. On l'y aurait retenu toute la nuit; mais m'étant nommé et ayant répondu qu'il reparaîtrait le lendemain matin, on l'en laissa sortir. Le jour suivant il reçut un ordre du gouvernement, de partir sous vingt-quatre heures, et en conséquence il s'en est allé il y a quelques jours. Nous fîmes tout ce que nous pûmes pour lui, mais sans effet, et vraiment c'est lui qui s'est attiré cela, du moins d'après ce que j'ai entendu dire, car je n'étais pas présent à la querelle. Je crois que c'est véritablement ainsi que se passa l'affaire, et je vous en fais part, parce que je sais que les nouvelles vous parviennent souvent, en Angleterre, sous une forme fausse ou exagérée. Nous avons trouvé beaucoup de politesse et d'hospitalité à Milan 45, et partons dans l'espoir d'en trouver autant à Vérone et Venise. J'ai rempli mon papier.