Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 2)
Paulin Paris translation
Ce fut au mois de juillet qu'il alla faire une visite à Coppet. Il y fut reçu par la femme distinguée qui en était propriétaire, avec une cordialité à laquelle il fut d'autant plus sensible, que, sachant à quel point il était mal jugé à cette époque, il n'avait presque pas osé y compter 42. Avec sa franchise ordinaire, elle le sermonna sur sa conduite matrimoniale, mais d'une manière qui le toucha et le disposa à suivre ses conseils. Elle lui dit qu'il devait chercher à en venir à une réconciliation avec sa femme, et devait se résigner à ne pas lutter plus long-tems contre les opinions de la société. Ce fut en vain qu'il lui cita sa propre épigraphe de Delphine: «Un homme doit savoir braver l'opinion, une femme s'y soumettre.» Sa réponse fut que tout cela pouvait être fort bon à dire, mais que, dans la vie réelle, le devoir et la nécessité de céder appartenaient aussi à l'homme. Enfin, son éloquence eut tant de succès, qu'elle décida le poète à adresser une lettre à un de ses amis en Angleterre, dans laquelle il se déclarait encore disposé à se réconcilier avec lady Byron, concession qui n'étonna pas médiocrement ceux qui lui avaient entendu répéter si souvent et si dernièrement, qu'ayant fait tous ses efforts pour persuader à lady Byron de revenir avec lui, et ayant, dans cette vue, différé autant que possible de signer l'acte de séparation, maintenant que cette démarche avait été faite, ils étaient séparés pour jamais.