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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 10

Note (retour) — MÉMOIRES SUR SA VIE,

Paulin Paris translation

C'est à peu près à cette époque (octobre 1811), que j'eus le bonheur de voir Lord Byron pour la première fois et de me lier avec lui. La correspondance qui fut la source de notre amitié est on ne peut plus propre à faire connaître la mâle franchise de son caractère. Comme c'est moi qui la commençai, on me pardonnera un peu d'égoïsme dans le détail des circonstances qui y donnèrent lieu. En 1806, la plupart des feuilles publiques parlèrent avec beaucoup de raillerie et tournèrent en ridicule une affaire qui s'était passée entre M. Jeffrey et moi à Chalk-Farm, se fondant sur un faux rapport de ce qui nous était arrivé, à Bow-Street 1, devant les magistrats. J'adressai en conséquence une lettre à l'éditeur de l'un de ces journaux, dans laquelle je contredisais les faussetés qu'ils avaient avancées, et rétablissais les faits dans toute leur vérité. Pendant quelque tems, ma lettre parut produire l'effet que je m'en étais promis, mais malheureusement, la première version prêtait trop aux sarcasmes et aux plaisanteries pour céder facilement à la vérité de la seconde. Aussi, toutes les fois que l'on faisait allusion à cette affaire dans le public, l'on ne manquait pas de rappeler uniquement le premier écrit, parce qu'on le trouvait plus piquant.

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