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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 10

Note 89 — DE LORD BYRON. (continued 4)

Paulin Paris translation

Note 89: (retour) Cette vieille servante, dont le crayon seul pourrait représenter la maigreur et l'air de sorcière, fournit un nouvel exemple de la facilité avec laquelle Lord Byron s'attachait aux choses même les plus communes, lorsqu'elles avaient une fois excité son bon naturel en leur faveur, et qu'elles étaient devenues comme associées à ses pensées. Il trouva d'abord cette vieille femme dans son logement garni de Bennet-Street, où elle fut pendant six mois une espèce d'épouvantail pour ses visiteurs. Lorsque l'année suivante il fut logé dans Albany-Street, un des grands avantages que ses amis voyaient dans ce changement était de se trouver débarrassés de ce fantôme. Mais non... ils l'y trouvèrent: il l'y avait amenée de Bennet-Street. L'année suivante, il était marié, et tenait maison dans Piccadilly; et là, comme Mrs. Mule n'avait apparu à aucun des visiteurs, on conclut avec trop de précipitation que la sorcière avait disparu. Cependant, un d'entre ceux de ses amis qui avaient le plus vivement entretenu cette espérance trompeuse, s'étant présenté à la porte un jour où tous les domestiques mâles étaient absens, elle lui fut, à sa grande épouvante, ouverte par ce même personnage fantastique. La sorcière, il est vrai, avait beaucoup gagné quant au vêtement, elle avait grandi avec le nombre des gens de son maître; une perruque neuve et d'autres signes extérieurs attestaient la promotion qu'elle venait d'obtenir. Quand on demandait à Lord Byron pourquoi il promenait ainsi cette vieille femme avec lui de maison en maison, sa seule réponse était: «Cette pauvre diablesse a toujours été si bonne pour moi!»

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