Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 4)
Paulin Paris translation
Dans les extraits de son journal que nous venons de donner, il y a un passage qui n'a pu manquer d'être remarqué, lorsqu'après avoir parlé de son admiration pour une certaine dame dont il a lui-même laissé le nom en blanc, le noble écrivain ajoute: Une femme serait mon salut. Ses amis étaient convaincus qu'il était tems qu'il cherchât dans le mariage un refuge contre toutes les contrariétés que lui avaient amenées à leur suite une série d'attachemens moins réguliers: ils l'avaient déterminé, depuis un an avant, à tourner sérieusement ses pensées vers ce but, autant toutefois qu'il en était susceptible. C'est surtout, je pense, par ces conseils et par l'intervention de son amie, lady Melbourne, qu'il s'était déterminé à demander la main de miss Milbanke, parente de cette dame. Quoique ses propositions n'eussent pas été acceptées à cette époque, le refus fut accompagné de toutes les assurances possibles d'amitié et d'estime: on exprima même le désir singulier de voir continuer entre eux une correspondance assez étrange entre deux jeunes gens de sexe différent, dont l'amour n'était pas le motif, et cette correspondance continua d'avoir lieu. Nous avons vu quel cas Lord Byron faisait des vertus et des qualités de cette jeune dame, mais il est évident qu'à cette époque il n'était question d'amour ni de l'un ni de l'autre côté 86.