Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 3)
Paulin Paris translation
Vers cette époque, lord Byron commença un Journal dont j'ai déjà donné quelques extraits: je vais maintenant en mettre sous les yeux du lecteur tout ce que les convenances permettront. D'après la nature même de ces sortes de mémoires autographes, celui-ci roule principalement sur des personnes encore vivantes et des faits encore récens; il est donc nécessaire, avant de l'offrir au public, d'en retrancher quelques parties, qui malheureusement ayant un rapport plus direct aux vues secrètes et aux sentimens de l'auteur, piqueraient le plus vivement la curiosité. Toutefois, après cette mutilation indispensable, il en restera encore assez pour faire mieux connaître la vie privée et les habitudes du noble poète, et pour satisfaire innocemment ce goût, aussi général qu'il est naturel, qui nous fait contempler avec plaisir un grand homme en robe de chambre, et nous fait nous réjouir de découvrir, ce qui est si consolant pour l'orgueil humain, que les plus puissans dans leur intérieur ont leurs faiblesses et nous ressemblent, au moins dans de certains momens 58.