← Table of contents
Œuvres complètes de lord Byron, Tome 10

Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 2)

Paulin Paris translation

»J'ai beaucoup ajouté au Giaour, toujours sous la sotte forme de fragmens. Il contient à présent mille deux cents vers et peut-être plus: vous me permettrez, j'espère, de vous en offrir une copie. Je suis charmé de me trouver dans vos bonnes grâces, et plus particulièrement de le devoir, comme vous le dites, en partie à la bonté de mon caractère; car malheureusement j'ai la réputation d'en avoir un fort mauvais. Mais on dit que le diable est amusant quand on le met de bonne humeur, et il aurait fallu que je fusse plus venimeux que le vieux serpent, pour avoir sifflé ou mordu en votre compagnie. C'est peut-être, et cela paraîtrait sans doute incroyable à une autre personne, mais vous me croirez, j'en suis sûr, quand je vous dirai que je suis aussi ravi de vos succès, qu'un être humain peut l'être de ceux d'un autre; autant que si je n'avais jamais écrit un vers moi-même. Assurément le champ de la renommée est assez grand pour tout le monde, et quand même il ne le serait pas, je ne voudrais pas en voler une verge à mon prochain. Vous y avez déjà une belle propriété de quelques milliers d'arpens, qui sera doublée quand vous passerez le nouveau bail que vous préparez en ce moment; tandis que moi je n'ai qu'une part du pacage commun, incapable d'une telle fertilité. Voilà une métaphore digne d'un templier, c'est-à-dire, vulgaire et diffuse 52. Je vous envoie, pour me la renvoyer par le retour du courrier, comme l'on dit en style de commerce, une lettre assez curieuse d'un de mes amis 53, où vous verrez l'origine du Giaoar. Écrivez-moi vite: adieu, mon cher Moore, toujours tout à vous, etc.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings