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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 10

Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 2)

Paulin Paris translation

Ce fut le 2 juin que, présentant une pétition à la Chambre des Lords, il parut pour la troisième et dernière fois comme orateur dans cette assemblée. En retournant chez lui, il entra chez moi, et me trouva m'habillant en toute hâte pour aller dîner. Il était, je me le rappelle, de la meilleure humeur, et encore tout animé de son discours. Comme je continuais ma toilette dans mon cabinet, il se mit à se promener en long et en large dans la pièce voisine, déclamant tout haut en ma faveur, d'un ton burlesquement sérieux, quelques phrases détachées de sa nouvelle harangue. «Je leur ai dit que c'était une violation palpable de la constitution; que si de pareilles choses étaient tolérées, c'en était fait de la liberté anglaise, et que...--Mais, dis-je, en interrompant le flot de son éloquence, quel était donc ce terrible sujet de plainte?--Le sujet de plainte? répéta-t-il en s'arrêtant, comme pour y réfléchir, oh! je ne m'en souviens pas 43.» Il est impossible de se faire une idée de l'effet comique qu'il donna à ces mots: son geste, son regard, en de semblables occasions, étaient irrésistiblement risibles; car c'était plutôt dans des plaisanteries, des étrangetés de cette nature, que dans des choses spirituelles, à proprement parler, que consistait le charme de sa conversation.

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