Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 2)
Paulin Paris translation
«Remerciez, en mon nom, votre frère pour son traité. J'ai écrit deux cent quatorze pages d'un roman, un poème de trois cent quatre-vingts vers, que l'on publiera dans quelques semaines sans mon nom, et avec des notes; cinq cent soixante vers de la bataille de Bosworth et deux cent cinquante d'un autre poème, sans compter une demi-douzaine de pièces fugitives. Le poème que l'on va publier est une satire 82. À propos, j'ai été porté dans les cieux par la Revue critique 83 et vivement insulté dans une autre publication 84. Le tout, me dit-on, est pour le mieux pour la vente du livre; cela occupe l'attention, et empêche mon livre d'être oublié; d'ailleurs, dans tous les tems, n'a-t-on pas censuré les plus grands hommes? pourquoi les derniers seraient-ils plus heureux? Je supporte donc mon sort en philosophe: il est bizarre que deux critiques opposées aient paru le même jour; et que sur cinq pages d'injures, mon censeur, à l'appui de son opinion, ne cite que deux vers de différens poèmes. Maintenant la vraie manière de tuer un homme, est de citer de longs passages et de les faire paraître absurdes, car une simple allégation n'est pas une preuve. D'un autre côté, il y a sept pages d'éloges, et c'est plus que ma modestie ne peut en supporter à ce sujet.