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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 09

Note 74 — DE LORD BYRON. (continued 2)

Paulin Paris translation

Note 74:

(retour)

Il faut placer ici les autres détails de cette amitié exaltée. Le jeune Edleston mourut en 1811 de consomption. Voici la lettre que Byron adressa à la mère de miss Pigot; elle prouvera quelle fut alors sa douleur, et quelle fidélité il gardait à la mémoire de cet ami de collége:

Cambridge, 28 octobre 1811.

Ma chère dame,

«Je vous écris pour une demande pénible, et cependant il m'est impossible de faire autrement. Vous vous souvenez d'une cornaline que j'avais confiée à miss Élisabeth, il y a quelques années, que réellement je lui avais donnée; maintenant je viens lui faire la plus égoïste et la plus inconvenante prière. Celui qui me l'avait donnée, dans sa première jeunesse, est mort; et bien que je ne l'eusse pas revu depuis long-tems, c'est le seul souvenir qui me reste de cette personne à laquelle je m'intéressais très-vivement. Elle a donc acquis par cet événement une valeur que j'aurais bien souhaité ne jamais lui supposer. Si donc miss Betty l'a conservée jusqu'à présent, elle m'excusera, je l'espère, si je la supplie de me la renvoyer à Londres, à Saint-James-street, n° 8; je la remplacerai par quelque autre souvenir qui lui sera également précieux. Elle eut toujours la bonté de s'intéresser au sort de celui dont je viens de parler; dites-lui que le donneur de la cornaline mourut au mois de mai dernier, à l'âge de vingt-un ans, et que sa mort est la sixième d'amis ou de parens que j'aie eu à supporter dans l'espace de quatre mois.

«Croyez-moi bien sincèrement, ma chère dame, BYRON.

«P. S. Je pars demain pour Londres.»

La cornaline fut aussitôt renvoyée à Lord Byron, qui rappelait encore quelque tems après qu'il l'avait laissée à miss Pigot comme un dépôt et non pas comme un don.

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