Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 2)
Paulin Paris translation
«Mieux vaut tard que jamais, c'est un proverbe dont vous connaissez l'origine, et, comme son application est ici toute naturelle, vous me pardonnerez de lui avoir donné dans ma lettre une place aussi honorable. Je me trouve ici presque suranné; mes anciens amis, excepté un fort petit nombre, sont tous partis, et je me dispose à les suivre, mais je reste jusqu'à lundi pour assister à trois oratorios, deux concerts, une foire et un bal. Je me trouve non-seulement plus maigre, mais d'un pouce plus grand qu'à mon dernier voyage. Je me suis vu obligé de redire à chacun mon nom, personne n'ayant le moindre souvenir de ma figure ni de ma personne. Il n'est pas jusqu'au héros de ma Cornaline (qui, dans ce moment, se trouve placé vis-à-vis, lisant un volume de mes poésies), qui n'ait passé devant moi dans les promenades du collége sans me reconnaître, et qui n'ait été frappé du changement total qui s'était opéré en moi, etc., etc. Les uns me trouvent mieux, les autres plus mal; mais tous s'accordent à dire que je suis maigri, plus même que je ne le désire. J'ai perdu deux livres d'embonpoint depuis mon départ de votre maudit, détestable et détesté séjour de scandale 72, dont, à l'exception de vous-même et de John Becher, je voudrais voir toute la race consignée dans les gouffres de l'Achéron, lequel fleuve j'aimerais mieux visiter en personne que de salir mes sandales dans la vile poussière de Southwell. À parler sérieusement, si la légèreté de ma bourse ne me force pas à rejoindre Mrs. Byron, vous ne me reverrez plus.