← Table of contents
Œuvres complètes de lord Byron, Tome 09

Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 2)

Paulin Paris translation

«Si je voulais justifier ou du moins pallier ma négligence, vous pourriez dire qu'au lieu d'une lettre vous avez reçu un placet surchargé de prières à fin de pardon; j'aime mieux en un seul mot avouer mes crimes, et me confier à votre affection et à votre générosité plutôt qu'à mes protestations. Ma santé n'est pas entièrement rétablie: cependant je suis hors de tout danger, et j'ai repris toutes mes forces, si ce n'est celles de l'esprit fort susceptibles par elles-mêmes d'affaiblissement. Vous serez étonné d'apprendre que j'aie dernièrement écrit à Delaware pour lui expliquer (autant que possible sans compromettre quelques-uns de mes vieux amis) les motifs de ma conduite à son égard pendant ma dernière résidence à Harrow (il y a deux ans de cela), laquelle, si vous vous rappelez, était extrêmement en cavalier 54. Depuis j'ai découvert qu'il avait été injustement traité et par ceux qui avaient accusé ses procédés et par moi-même qui avais cru leur suggestion. En conséquence, je lui ai fait toutes les réparations possibles en expliquant ma méprise, sans toutefois grande espérance de le persuader: véritablement je n'attendais pas de réponse, tout en désirant qu'elle m'arrivât pour la forme; elle ne l'est pas encore, et sans doute elle ne viendra pas. Mais j'éprouve du bien-aise intérieurement de mon procédé, assez humiliant d'ailleurs pour les gens de ma nature; et je n'aurais pu dormir tranquille avec l'idée d'avoir, même involontairement, fait injure à quelqu'un. J'ai, autant qu'il m'était possible, réparé cette injure, et là doit se terminer l'affaire. Que nous revenions ou non à notre ancienne intimité, c'est une chose d'ailleurs fort secondaire.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings