Note (retour) — DE CORINTHE.
Paulin Paris translation
«La grande armée des Turcs (en 1715), sous les ordres du premier visir, voulant s'ouvrir un passage au cœur de la Morée, et former le siége de Napoli de Romanie, la place la plus considérable de tout le pays loc24, pensa qu'il lui fallait d'abord attaquer Corinthe, ville à laquelle l'armée livra plusieurs assauts. La garnison étant affaiblie, et le gouverneur voyant qu'il était impossible de résister plus long-tems à une force si considérable, pensa qu'il était convenable d'entrer en pourparlers. Mais pendant que l'on traitait des articles de la capitulation, un des magasins du camp des Turcs, dans lequel se trouvaient six cents barils de poudre, sauta par accident, et causa la mort de six ou sept cents hommes. Cet événement irrita tellement les infidèles, qu'ils ne voulurent plus accorder de capitulation; et ils donnèrent à la ville un assaut si terrible, qu'ils la prirent le même jour, et passèrent au fil de l'épée la plus grande partie de la garnison, avec le signor Minotti, le gouverneur. Ceux qui échappèrent avec Antonio Bembo, le provéditeur extraordinaire, furent faits prisonniers de guerre.» (Histoire des Turcs.)