Note (retour) — Chant Premier.
Paulin Paris translation
9. Les livres, car jusque-là ses livres pour lui avaient été l'homme, les livres paraissaient exciter davantage sa curiosité, et souvent, par un soudain caprice, il se séparait de tout le monde pour plusieurs jours. Alors, ses serviteurs, rarement appelés, disaient que, pendant les longues heures de la nuit, ses pas précipités se faisaient entendre sur la sombre galerie, où les grossiers mais antiques portraits de ses pères présentaient leurs figures chagrines: on entendait,--mais on murmurait tout bas que «cela ne devait pas être connu,»--le son d'une voix moins terrestre que la sienne. «Oui, ceux qui voudront pourront en rire, mais quelques-uns avaient vu, ils ne savaient pas trop quoi, quelque chose de plus que ce qui est ordinaire. Pourquoi contemplait-il ainsi cette tête de revenant que des mains impies avaient enlevée aux tombeaux loc19, et qui, placée à côté de son livre ouvert, semblait vouloir en éloigner tout le monde excepté lui? Pourquoi ne dort-il pas quand les autres reposent? Pourquoi ne veut-il pas de musique et ne donne-t-il pas l'hospitalité? Tout cela ne leur semblait pas bien,--mais où était le mal? Quelques-uns le savaient peut-être, mais c'était une histoire trop longue à raconter, et en outre ceux qui en étaient instruits étaient trop discrètement sages pour avouer que ce qu'ils savaient était autre chose que de légers soupçons. Mais s'ils voulaient parler--ils le pourraient.» C'est ainsi qu'autour du foyer les vassaux de Lara discouraient de leur seigneur.