Note (retour) — MISCELLANÉES. (continued 2)
Paulin Paris translation
Vierge chérie! le baiser que ta lèvre a imprimé sur la mienne y laissera une trace fidèle, jusqu'à ce qu'en des jours plus heureux je puisse te le rendre aussi pur que tu me le donnas. Ton œil, en répandant sur moi si doux regards d'adieu, peut lire dans le mien une tendresse égale: les larmes qui coulent de ta paupière ne peuvent pleurer mon inconstance 154. Je ne demande aucun gage d'amour dont la vue seule me rende heureux dans l'absence, aucun souvenir pour ce sein dont toutes les pensées sont à toi. Ai-je besoin d'écrire?--Non:--pour conter mon ardeur, ma plume serait deux fois trop faible. Oh! à quoi bon de vains mots, si le cœur ne peut parler? Jour et nuit, dans la bonne ou mauvaise fortune, ce cœur, qui n'est plus libre, nourrira l'amour qu'il ne peut montrer, et souffrira en silence pour toi.