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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 04

Note (retour) — L'AGE DE BRONZE.

Paulin Paris translation

La Harpe, ton Aristote, te fait signe. Ce que fut la Scythie à l'ancien Alexandre, l'Ibérie le sera à toi et à tes Scythes. Jeune homme déjà un peu mûr, songe à ton prédécesseur sur les bords du Pruth: si sa destinée doit être aussi la tienne, tu as pour t'aider plus d'une vieille femme, mais point de Catherine 230: l'Espagne aussi a des rochers, des rivières et des défilés;--l'ours peut tomber dans les piéges du lion. Les plaines ardentes de Xérès sont fatales aux Goths: crois-tu que le vainqueur de Napoléon doive céder à tes armes? Mieux vaut améliorer tes déserts, changer tes épées en socs de charrue, raser et laver tes hordes de Baskirs, arracher tes états à l'esclavage et au knout; que de t'engager tête baissée dans une route funeste, pour infester de tes hideuses légions la contrée où les lois sont aussi pures que le ciel. L'Espagne n'a pas besoin d'engrais: son sol est fertile, mais elle ne nourrit pas ses ennemis: ses vautours se sont rassasiés depuis peu; voudrais-tu leur fournir une nouvelle proie? Hélas! tu ne seras pas conquérant, mais pourvoyeur. Je suis Diogène, quoique Russes et Huns se tiennent devant mon soleil et celui de plusieurs millions d'hommes: mais si je n'étais pas Diogène, j'aimerais mieux me traîner comme un ver que d'être un tel Alexandre! Soit esclave qui voudra: le cynique sera libre; son tonneau a des murailles plus dures que Sinope 231; toujours il aura en main sa lanterne, pour découvrir sur le visage des monarques un honnête homme.

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