Note 275 — Chant Treizième.
Paulin Paris translation
Note 275:
(retour)
Ici Byron, se représentant tous les accidens qui peuvent assaillir les conteurs de bons mots et de calembourgs, commence par citer plaisamment deux vers de la scène
v
d'
Hamlet
, premier acte. Nous sommes obligés de reproduire ici ce passage pour l'éclaircissement de notre texte.
L'Ombre.--«Regarde-moi.
Hamlet.--J'obéis.
L'Ombre.--L'heure va sonner où je serai forcé de retourner au milieu des flammes sulfureuses et dévorantes.
Hamlet.--Pauvre ombre, hélas!
L'Ombre.--Ne me plains pas, mais prête une oreille attentive à ce que je vais te révéler..... Je suis l'esprit de ton père, condamné à errer pendant un certain tems de la nuit, et le jour à être la proie des flammes. S'il ne m'était pas défendu de raconter les secrets de ma prison, je te ferais un récit dont le moindre mot déchirerait ton ame, glacerait ton jeune sang, ferait que tes yeux, semblables à des étoiles, sortiraient de leur orbite, et que les tresses bouclées et arrangées de ta chevelure se hérisseraient sur ton front comme les dards du porc-épic; mais ces éternelles souffrances ne doivent pas être portées à des oreilles de chair et de sang. Écoute, écoute, ô écoute! Si jamais tu as été l'amour de ton cher père, etc.»--Cette scène est si belle, que je suis fâché de ne pouvoir justifier une plus longue citation.